Qu’est-ce que l’obésité ?
Les termes excès de poids et obésité sont souvent utilisés à
tort comme des synonymes.
L’excès de poids survient lorsque l’organisme absorbe pendant une
longue période davantage d’énergie qu’il n’en consomme.
L’énergie absorbée correspond aux calories. Cet excès de calories
est stocké sous forme de graisse.
L’obésité est une forme sévère d’excès de poids,
qui peut entraîner des complications sévères. Nous parlons alors
d’obésité morbide. Ces complications sont : hypertension, diabète,
maladies cardiovasculaires, arthrose, problèmes respiratoires, problèmes
psychiques, etc.
L’IMC ou Indice de Masse Corporelle permet de déterminer le degré
d’excès de poids.
Cette valeur est calculée comme suit :
(Poids en kg) divisé par (taille en mètre x taille en mètre)
P. ex. 92 divisé par (1,86 x 1,86)
- IMC entre 20 et 25 : idéal
- IMC entre 26 et 30 : excès de poids
- IMC supérieur à 30 : obésité
Le tour de taille ou WAIST
Le tour de taille est également une mesure permettant de déterminer l’excès
de poids et l’obésité.
Le tour de taille normal est inférieur à 80 cm chez une femme et inférieur
à 94 cm chez un homme. Au-delà, on parle d’obésité.
Le traitement de l’obésité
L’obésité prend une allure épidémique et elle entraîne,
à un âge plus avancé, toutes sortes de complications telles que diabète,
hypertension, maladies cardiovasculaires, douleurs articulaires et autres. On dispose
d’une vaste gamme de traitements, tant non chirurgicaux (régimes, pilules
amaigrissantes, ballon gastrique, programmes d’exercice physique, etc.) que
chirurgicaux, parmi lesquels la pose d’un anneau gastrique.
Consultation
En accord avec vous, on détermine si vous entrez en ligne de compte pour l’intervention.
Vous recevez une explication détaillée de l’opération, des
examens préalables, de l’évolution, du traitement ultérieur
et du résultat que vous pouvez escompter. Si vous souffrez d’obésité
très sévère, il peut parfois être nécessaire de suivre
un régime pré-opératoire spécial pour diminuer la quantité
de graisse au niveau de l’abdomen et/ou une hypertrophie du foie, qui peuvent
compliquer l’opération. On vous interroge également sur des maladies
ou opérations antérieures et sur les éventuels médicaments que
vous prenez. Ceci peut être important pour l’anesthésie et l’intervention.
Conseils
Si vous souffrez d’obésité sévère et que vous envisagez
une intervention chirurgicale, une information détaillée est la première
exigence : ce qu’implique l’intervention, ce que vous pouvez en attendre,
etc. Il existe en effet plusieurs types d’intervention qui sont cependant
très différents quant à la sévérité de l’intervention,
les risques au moment de l’intervention et après celle-ci, sa réversibilité
(ou non), l’adaptabilité ainsi que les résultats. Une intervention
visant à combattre l’excès de poids n’est pas une « solution
miracle » et sa réalisation doit être réfléchie et prise en
connaissance de cause. Tenez également compte du fait que l’opération
ne constitue qu’une partie du traitement : des habitudes alimentaires adaptées,
un exercice physique régulier, du sport et surtout votre motivation et votre
ténacité sont au moins aussi importants.
Solutions chirurgicales
-
Le sleeve :
Lors de cette opération, réalisée par laparoscopie, on détruit
et on enlève une grande partie longitudinale de l’estomac, de sorte qu’il
ne subsiste plus qu’un petit conduit gastrique qui, tout comme un anneau gastrique,
limitera drastiquement les apports alimentaires, entraînant un amaigrissement.
-
Le bypass :
Dans ce cas, on détruit et on sectionne l’estomac, de sorte qu’il
subsiste un petit résidu gastrique supérieur, que l’on rattache
ensuite à l’intestin grêle, de sorte que le « grand » estomac, le
duodénum et les premières anses intestinales grêles sont contournés.
Cette intervention s’adresse surtout aux personnes très obèses et
aux personnes qui ingèrent beaucoup de sucre ou de confiseries. Il va de soi
que les différents traitements chirurgicaux pour l’excès de poids
doivent être associés à des mesures diététiques et à
l’exercice physique.
-
Le ballon gastrique :
Il s’agit d’un ballon que l’on introduit dans l’estomac
via une gastroscopie (introduction d’une caméra dans l’estomac,
via la bouche), dans le but de créer une sensation de satiété rapide
et donc de manger moins. Après six mois, ce ballon doit cependant être
enlevé.
-
L’anneau gastrique :
Dans ce cas, on place - par laparoscopie - un anneau autour de la partie supérieure
de l’estomac, de sorte que l’on crée un petit estomac qui ne permet
de manger que de petites quantités. L’équipe de chirurgie de l’obésité
se compose du Dr Marc Focquet et du Dr Joost Van Der Sijpt.
Pose d’un anneau gastrique
Au cours d’une laparoscopie, on place un anneau autour de la partie supérieure
de l’estomac, de sorte que l’on crée un petit estomac qui ne permet
plus de manger que de petites quantités.
L’opération dure environ 45 minutes et est pratiquée sous anesthésie
générale (vous êtes totalement endormi). Le petit tuyau qui sert
à remplir l’anneau de solution saline pour l’ajuster est dirigé
vers l’extérieur et fixé à un réservoir que l’on
place sous la peau. Après l’intervention, vous n’aurez que 5 petites
cicatrices.
Les avantages et inconvénients de l’opération
Après l’opération, vous devez limiter la quantité d’aliments
et arrêter de manger dès que vous ressentez une sensation de plénitude
(satiété). Vous devez consacrer un temps suffisant au repas et bien mâcher.
À cet égard, il est important que vous « appreniez à écouter » l’anneau,
sans quoi vous pouvez éprouver des désagréments tels que nausées
(ainsi que de réels vomissements), légère douleur au niveau de la
région gastrique ou du sternum et parfois aussi régurgitations acides.
La plupart du temps, on procède à une première adaptation de l’anneau
environ six semaines après l’opération, lors de laquelle on remplit
l’anneau d’une solution saline stérile, via une petite injection
quasi indolore. Ceci resserre l’anneau, ce qui a pour avantage de permettre
davantage de restriction ou de limitation des apports alimentaires, ce qui augmente
naturellement la perte de poids. En moyenne, 3 à 4 adaptations sont nécessaires.
Les complications les plus fréquentes sont : un problème technique au
niveau du tuyau ou du réservoir (que l’on peut le plus souvent facilement
résoudre sous anesthésie locale), le « slipping » ou glissement d’une
partie de l’estomac vers le haut, à travers l’anneau, ce qui entraîne
la formation d’une poche aveugle au-dessus de l’anneau, provoquant des
vomissements incessants, des douleurs et l’impossibilité d’encore
absorber des aliments ou des boissons. Le traitement immédiat est l’élimination
du liquide de l’anneau ; parfois, une nouvelle intervention s’avère
nécessaire.
Traitement ultérieur
Le matin suivant l’intervention, on réalise une radiographie pour contrôler
la position et la perméabilité de l’anneau. Si tout est en ordre,
vous pouvez quitter l’hôpital. Le traitement ultérieur consiste
en antidouleurs et piqûres d’anticoagulants pour éviter la formation
de caillots et les embolies pulmonaires. Après une dizaine de jours, on peut
enlever les sparadraps. Au cours des trois premières semaines, vous devez suivre
scrupuleusement les recommandations alimentaires : uniquement des liquides pendant
les deux premières semaines, à partir de la 3e semaine des aliments mous
(purée, poisson, etc.), et par la suite, une alimentation normale, quoique
en quantités limitées.